la ruche L'oric

Identification:  Ruche 11

Nom: L'Ornic

Nom et couleur de la reine:  Ambroisine, verte

Date du parrainage : 1 juin 2021 - 31 août 2022


la vie de la colonie

Bonjour Nelly et Jack,

 

Vous êtes devenu récemment Marraine et Parrain d'une de nos ruches, enchantés !

Nous, Fabien l'apiculteur et Carole sa femme apicultrice en devenir, allons

orchestrer ce parrainage pour qu'il vous soit des plus agréable à vivre sur cette saison apicole 2021/2022.

 

Le rucher parrainage, nous l'avons choisi dans un cadre bien particulier, la zone humide de Langazel à Trémaouezan.

Riche de végétations variées, c'est un cadre unique pour y installer un rucher, et c'est d'ailleurs la première chose qu'à fait le grand père de Fabien en devenant propriétaire de ce terrain : créer un espace idéalement orienté, protégé du vent, comportant assez de nourriture potentielle pour y accueillir ses premières ruches. Il est toujours en place depuis maintenant 30 années passées...

 

Fabien exerce lui depuis déjà une dizaine d'années, réellement, car il a toujours baigné dans l'apiculture, mais c'est la deuxième année où, aidé par sa femme à l'écriture et, pour l'occasion, auprès des abeilles, que nous nous lançons dans cette belle aventure qu'est le parrainage de ruche.

Nous restons bien évidemment ouverts tout au long de cette aventure ensemble, à toutes remarques constructives, idées potentielles, questions de tous ordres, pour progresser dans cette démarche de collaboration avec vous.

Mardi 1er juin 2021 - grand soleil - 27 degrés

 

Floraisons : Ronces, légumineuse, troènes, ...

 

"A la sainte Clotilde, de fleur en buisson, abeille butine à foison."  

 

Commençons par le commencement, voici une ruche !

Certaines ruches n'ont qu'un corps de ruche, c'est que la colonie qu'elles contiennent sont un peu faibles, ou viennent d'être installées dans une ruche afin de prendre de l'ampleur.

D'autres comportent une hausse, comme sur le schéma explicatif, ce sont des colonies fortes qui ont besoin de place supplémentaire car trop à l'étroit dans le corps de ruche. Elles vont alors stocker des réserves de miel en hauteur pour libérer de la place pour la ponte de la reine de la ruche.

D'autres comportent deux hausses, voir plus. Les premières colonies à passer à deux hausses seront les plus productives en terme de rendement de miel.

Les trois castes de la colonie

 

Au printemps, une colonie comprend 1 reine, 1000 à 4000 faux bourdons (mâles) et 20000 à 80000 ouvrières.

 

Les ouvrières sont des femelles qui accomplissent toutes les tâches de la vie quotidienne nécessaires au développement de la colonie. C'est pour cela qu'elles sont nombreuses. Leurs glandes et leurs organes sont adaptés à leurs multiples fonctions (cirer, nettoyer, nourrir, récolter,...)

 

La reine est en principe la seule femelle qui pond des œufs. Elle se distingue des ouvrières par son abdomen plus développé et son thorax plus volumineux. Sa langue est de petite taille car elle ne va jamais butiner. Ses pattes ne sont pas munies comme celles des ouvrières de corbeilles et de brosses pour récolter le pollen, car ce n'est pas non plus son rôle. Elle n'est là que pour pondre et... pondre.

 

Les faux bourdons sont les mâles de la colonie. Leur corps est moins long que celui de la reine et plus gros que celui des ouvrières. Ils n'ont pas de dard, ce qui les rend absolument inoffensifs. Ils sont complètement dépendants des ouvrières et du nid pour se nourrir. S'ils ont avant tout pour rôle de                                                                                                               féconder la reine, ils aident aussi à maintenir le nid à la bonne température.

Mardi 29 juin - couvert - 21 degrés

 

Petit tour sur le rucher parrainage ce mardi, malgré le temps couvert,

ça bourdonne très bien devant les ruches.

 

Présentation de la colonie de la ruche L'Oric :

 

La colonie de la ruche a été installée en juin 2019 sur le rucher parrainage, c'était un essaim que Fabien avait récupéré dans les hauteurs d'un château de La Foret Landerneau au moment de l'essaimage de printemps.

Un essaim est une partie d'une colonie vivant déjà dans une ruche mais dont il n'y a plus assez de place pour tout le monde. La reine décide alors de sortir de la ruche avec une partie des abeilles, afin d'aller trouver un autre endroit pour continuer à vivre. C'est là que les apiculteurs interviennent pour tenter de récupérer ces abeilles fugueuses, et de les réinstaller dans une autre ruche où elle pourra se développer sans craintes.

 

La Reine Ambroisine est donc bien installée dans cette ruche avec beaucoup d'abeilles à ses côtés  et elle a tout l'espace qu'il faut pour pondre ses œufs.

 

C'est une colonie qui devrait être optimale pour rapporter encore beaucoup de nectar dans la ruche pendant la miellée d'été (15 juin - 15 juillet) et du coup, pouvoir fournir pas mal de miel à récolter au mois d'août.

Vendredi 16 juillet - Ensoleillé - 26 degrés

 

Aujourd'hui c'est jour de Baptême !

 

En effet, la Ruche L'Oric a enfin sa pancarte et peut afficher fièrement le joli nom qui lui a été attribué.

 

La météo étant très coquine durant la miellée d'été cette année (15 juin au 15 juillet) : pas un seul jour de beau temps, mais elle offre aux abeilles 4 jours de chaleur intense pour rattraper le travail qui n'a pas pu être fait durant les 30 derniers.

 

Alors ce sont des abeilles en pleine forme qui sortent et rentrent à pleine vitesse des ruches. Elles vont surement être très épuisées et ne pourront surement pas rapporter autant de nectar pour faire des réserves dans la ruche qu'en temps normal, mais nous allons surement devoir surveiller d'avantage la colonie après l'été pour être surs que les abeilles auront assez à manger pour l'hiver.

 

Avez vous vu la jolie vidéo filmée avec toutes les ruches ensoleillées et fraichement baptisées?

 

Mardi 3 août - couvert - 20 degrés

 

Ça y est, la récolte 2021 est lancée !!

 

Et comme chaque année, elle commence à Langazel. Les ruches du Rucher parrainage sont donc les premières a être extraites.

 

11 hausses de miel se trouvent sur le rucher, sur la moitié elle sont bien remplies, sur l'autre moitié elles sont presque vides...

 

C'est donc environ 40 kilos de miel qui sont récoltés pour les 12 ruches présentes sur le rucher.

 

La Ruche l'Oric s'est vue porter sa première hausse sur les épaules, elle était généreusement remplie de miel operculé, les abeilles de la colonie ayant repris pas mal d’aplomb cette année, c'est beau à voir !

 

Si la colonie et la reine Ambroisine travaillent bien jusqu'au mois de septembre, elles auront assez de provisions pour passer tout l'hiver et seront, nous l'espérons, en pleine forme pour préparer la récolte de Printemps !

Vendredi 3 septembre - ensoleillé - 23 degrés

 

L'été indien a répondu au rendez vous, comme l'année dernière, laissant dernière nous un été bof bof...

 

Nous ne sommes que le 3 septembre, pour tout le monde c'est la rentrée, pour les abeilles, nous pensons déjà à préparer l'hiver.

 

En effet, si l'on regarde autour de nous, nous pouvons déjà observer que tous les champs ont été labourés, que les fleurs sauvages sont toutes fanées, que les jardins sont déjà moins colorés qu' au milieu de l'été (été qui n'aura pas permis à toutes les fleurs de s'épanouir autant que les précédents étés).

 

Il n' a donc plus beaucoup de plant(e)s à butiner pour les colonies, le but étant maintenant d'économiser ses efforts pour qu'il y ait plus de nectar rapporté à la ruche, que de miel consommé pour aller butiner de trop, et risquer de rentrer bredouille à la ruche.

 

C'est à ce moment de l'année que les apiculteurs et apicultrices doivent être le plus vigilent, et bien contrôler les réserves présentes dans les ruches.

Si il manquait à manger, nous avons en notre possession du sirop spécial pour les abeilles, qu'on leur déposerais dans des nourrisseurs et que les abeilles pourraient stocker dans les alvéoles vides de la ruche pour l'hiver.

Jeudi 14 octobre - ensoleillé - 15 degrés

 

Dernière visite de l'année pour nos 12 ruches du Rucher Parrainage.

L’ensoleillement généreux de ses derniers jours a fait beaucoup de bien aux dernières floraisons et particulièrement à la floraison du Lierre. Ce qui a un impact non négligeable sur les réserves de nos ruches, en effet, les abeilles ont de quoi rapporter matière dans leurs cellules vides avant que les températures ne chutent rapidement et que les sorties en soient drastiquement limitées.

 

Et qui dit réserves pleines, dit hiver en sécurité car, même si ce dernier se montre trop doux comme les hivers précédents, les abeilles auront de la marge de manœuvre pour pallier aux sorties vaines (l'hiver, pas de fleurs, donc s'il fait plus de 15 degrés, les abeilles peuvent penser que le printemps arrive et commencer à sortir, mais cette erreur leur coutera un aller retour épuisant, sans rien pouvoir rapporter à la ruche, et un besoin en nourriture plus important pour compenser les dépenses énergétiques de la sortie hors de la ruche).

 

C'est donc rassurés que nous portons un clap de fin à cette saison apicole 2021. Advienne que pourra suivant la météo hivernale, nous reverrons nos colonies à l'arrivée du printemps 2022, avec une bonne surprise nous  l’espérons !

2022

1er janvier 2022

 

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

 

Nous espérons que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d'année !

Pour nous, ce fut un mois de décembre dense et riche en préparatifs, les vacances de noël ayant fait du bien à notre petite famille. 

 

Nos esprits sont déjà bien tournés vers cette nouvelle année et les projets qui en sont liés.

Pour l'instant, nous profitons de la fraicheur hivernale pour faire une pause bien méritée, et organiser tranquillement nos agendas à partir du printemps prochain.

 

Les ruches elles sont en "mode veille" jusqu'au retour de la douceur.

Nous avons hâte de voir si les abeilles ont passé l'hiver sereinement et sans encombres.

 

 A très bientôt pour des nouvelles de vos filleules !

 

Carole et Fabien

Samedi 26 mars - ensoleillé - 20 degrés

 

Après 5 mois sans passages, il nous tardait de revoir nos abeilles.

Le début du printemps étant pour le moins très généreux en soleil et en pluie (important pour le colza),  le temps de la Visite de Printemps était tout annoncé.

Le grand père de Fabien, Adrien, était aux aguets d'une journée assez chaude pour m'accompagner faire cette visite et m'aider à trouver toutes les reines.

 

Beaucoup d'abeilles nous attendent à l'ouverture de la Ruche L'Oric, les premiers cadres levés sont garnis généreusement de nectar frais et de quelques réserves de miel de l'année dernière non consommé. Plus nous avançons vers le centre, plus nous trouvons du couvain fermé, entouré de larves et d’œufs pondus du jour ou de la veille.

 

La précieuse aide d'Adrien nous a permis de marquer 7 reines sur... 7 colonies ! Chapeau l'artiste ! Mais le temps s'étant rapidement rafraichi, nous ne pouvons plus prendre le temps de chercher les reines des 4 ruches restantes dont Ambroisine. Le principal est de vérifier que tout aille bien de premier abord.

Nous retirons les deux cadres les plus vieux du corps de la ruche, et les remplaçons par deux cadres vierges bâtis de feuilles de cire à cirer par les bâtisseuses.

Samedi 26 mars - ensoleillé - 20 degrés

 

Bilan de la visite du rucher : un bilan plutôt positif, meilleur que l'année précédente. Il semble que la saison soit bien partie avec des colonies qui n'ont pas passé un hiver trop rude, ni trop doux.

 

La Ruche L'Oric contient une très belle colonie bien populeuse, une reine qui semble vigoureuse et bien organisée.  Que demander de mieux pour cette première visite?

 

Il faut maintenant que le temps soit propice aux sorties des butineuses, il faut qu'il fasse plus de 15 degrés sur une bonne partie des journées jusqu’à la fin du mois d'avril, qu'il fasse assez humide pour que les fleurs butinées en cette saison soient gorgées de nectar, et qu'il n'arrive rien à la reine Ambroisine, cette dernière ayant déjà 3 ans, elle commence à être considérée comme "âgée".

Une reine "âgée" qui pondrait moins vite et moins d’œufs pourrait devenir suspecte pour la colonie qui aurait tendance à vouloir lui créer une successeure, par instinct de survie.

 

Mais pour l'instant, tout semble toujours bien se passer pour Ambroisine.

 

Samedi 16 avril - ensoleillé - 22 degrés

 

Deuxième visite pour le Rucher Parrainage, sous une nouvelle journée ensoleillée. Il est plus que temps de regarder s'il est possible de poser des hausses afin que les abeilles puissent rentrer assez de miel dans la ruche, et, en même temps, que les reines aient assez de place pour pondre leurs œufs.

 

En ouvrant la Ruche L'Oric, surprise, la colonie s'est bien multipliée, il y a plus d'abeilles à m’accueillir en haut de la ruche.

Pour ne pas risquer de faire de bêtises et, par un mauvais geste, abimer la reine Ambroisine, je vais aller à l'essentiel.

Les cadres vierges installés 20 jours auparavant ont été bien cirés par les abeilles et sont remplis d'alvéoles prêtent à êtres remplies d’œufs. Il faut donc éviter que les abeilles y ramènent du nectar ou du pollen dedans.

Pour cela, il faut installer une hausse sur la ruche, mais avant, il faut éviter que la reine puisse y monter pour pondre (car ce sont les hausses que nous rapportons à la miellerie à la récolte de printemps début mai pour en extraire le miel). Pour éviter que la reine monte, cette dernière ayant le bassin plus large que les abeilles, il faut installer une grille entre le corps de la ruche et la hausse. Cette grille, appelée "grille à reine", est composée de trous sur toute sa surface, assez grand pour qu'une abeille y passe, mais trop étroits pour que la reine arrive à la traverser.

 

Voici une photo d'une grille à reine, rassurez vous, elle n'est pas sale, c'est juste que, quand les abeilles passent, elle transportent aussi de la sève pour faire de la propolis et boucher tous les trous créés par ce nouvel élément arrivant sur la ruche : la hausse.

 

Quand la grille à reine est posée, normalement, nous n'avons plus à regarder ce qu'il s'y passe en dessous jusqu’à la récolte.

Ambroisine va faire son bonhomme de chemin, pondre tant que tant, et nous, nous allons observer la vitesse à laquelle la hausse se remplit.

 

Pour l'instant, 10 hausses ont été posées sur le rucher Parrainage, c'est presque autant qu'à l'été dernier, ce qui est super pour la récolte de printemps, cela montre la vigueur des colonies présentes, et la richesses des ressources aux alentours du rucher.

 

8 ruches ont accueilli une hausse, 1 ruche a directement eu besoin de 2 hausses. 2 ruches n'étaient pas assez fortes pour se concentrer sur la récolte de miel. Et une ruche reste orpheline, mais elle ne va pas tarder à recevoir un nouvel essaim en son sein.

 

Donc, la Ruche L'Oric a démarré en grande pompe son année ! Grâce à la reine Ambroisine et à ses abeilles.

3 mai 2022 - nuageux - 18 degrés

 

Place à la récolte de miel de Printemps (en bonne compagnie ;)

 

Le colza est en fin de floraison dans les champs alentours au Rucher Parrainage, il est donc temps de venir récupérer les hausses sur les ruches, avant que le miel stocké dedans ne commence à cristalliser, le plus grand risque pour la récolte de printemps car du miel cristallisé dans les cadres de hausse ne peux plus être extrait, et les cadres concernés sont inexploitables en l'état.

 

Les hausses sur le Rucher Parrainages sont moyennement remplies, il y a des hausses sur certaines ruches qui sont quasiment vides, et d'autres qui sont bien pleines avec de beaux cadres bien operculés.

 

La moyenne de tout cela est meilleure que l'année précédente, le Rucher Parrainage aura donné environ 40kilos de miel, soit une moyenne de 4kilos par hausse, moyenne honorable pour une récolte de printemps.

Ce qui est le plus rassurant, c'est de trouver de belles colonies dans les corps de ruche, et beaucoup de couvain qui promettent beaucoup de naissances et une population encore plus forte pour la miellée d'été (15 juin - 15 juillet).

 

30 mai - ensoleillé - 19 degrés

 

Dernière visite avant la miellée d'été, histoire de vérifier que les colonies sont toujours bien au complet (pas de départ de la reine avec une partie des ouvrières/bâtisseuses)

 

La Ruche L'Oric continue sa progression, toujours autant d'abeilles actives à nourrir, cirer, ventiler, protéger, rapporter du nectar.

La Reine Ambroisine continue de pondre des œufs par milliers, promettant beaucoup de renfort pour l'été.

 

L'alternance grand soleil - pluie - grand soleil - pluie - ... est parfaite pour notre région, permettant aux abeilles de sortir sur de plus grandes amplitudes horaire les jours de grand soleil, et que la pluie puisse bien hydrater les fleurs à butiner par les abeilles.

 

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs car, même si le châtaigner n'est pas encore clairement en fleurs pour l'instant, une forte pluie au moment de la pleine floraison rincerait malheureusement les chatons des arbres et ne permettrait pas aux abeilles de pouvoir en ramener du nectar ou du pollen de châtaigner aux ruches, un manque à gagner important en terme gustatif pour notre miel d'été...

 

 

Prochaine étape : Distribution du colis de printemps